Elisabeth Borne, Première Ministre et chef du gouvernement nouvellement établit restera-t-elle dans celui-ci de gré ou de force ?
Après la déroute de la coalition présidentielle qui a perdu la majorité absolue à l’Assemblée nationale, au terme des élections législatives, la Première Ministre a présenté sa démission au Président de la République Emmanuel Macron, qui l’a refusée « afin que le gouvernement puisse demeurer à la tâche et agir en ces jours », a annoncé mardi matin l’Élysée.
Mardi 21 juin, Macron refuse la démission de sa Première Ministre, Elisabeth Borne.
« Afin que le gouvernement reste à sa tâche. » répond Emmanuel Macron. C’est une phrase qui restera dans les annales
Le président souhaite souhaite « garder le gouvernement au travail et efficace ».
Il est pourtant de tradition, après les élections législatives, que le chef du gouvernement propose sa démission. Cette démarche revient à une nouvelle légitimation du Premier Ministre, aussitôt renommé à son poste par le Président.
Mme Borne, ainsi confirmée à son poste jusqu’à nouvel, réunissait l’ensemble du gouvernement à Matignon en début d’après-midi, a annoncé son entourage à l’Agence France-Presse.
Le journaliste, Guillaume Daret, en direct de l’Elysée nous en détaille plus: « Il a renouvelé sa confiance, pour l’instant en tout cas, c’est aussi pour des raisons techniques et pratiques qu’il a refusé la démission de sa Première Ministre. Selon lui, un gouvernement démissionnaire n’aurait pas pu prendre un certain nombre de décisions et de décrets importants qui sont prévus dans les semaines à venir, notamment sur PARCOURSUP ou encore le point d’indice des fonctionnaires. »
La Première Ministre a réuni l’ensemble du gouvernement pour une réunion de travail dans cette même après-midi du mardi 21 juin.
Ceci est bien un signe que c’est bien le chef de l’État qui reste dans la manœuvre. Dans un communiqué fait par l’Élysée, Emmanuel Macron a rappeler que c’est lui qui « va mener les consultations politiques nécessaires en recevant les chefs de parti susceptibles d’avoir un groupe à l’Assemblée nationale afin d’identifier les solutions constructives envisageables au service des Français ».