Le vote en France est un droit et un devoir civique et n’est donc pas obligatoire pour tout citoyen Français. Uniquement les grands électeurs sont dans l’obligation de voter lors des élections sénatoriales.
Lors d’une élection politique, l’abstention, le vote blanc et le vote nul sont des votes qui ne sont pas comptabilisés.
Ces votes ne sont pas considérés comme un vote de conviction, exprimé et sont peu médiatisés.
Les différents votes et leur signification
L’abstention est le fait de ne pas aller voter, le vote blanc est un vote vide tandis que le vote nul est un vote non acceptable.
Le vote blanc est accepté depuis le remplacement du vote à main levée mais n’est pas réglementé et n’a pas de règlementation juridique. Depuis 2015, nous le considérons comme une volonté de se démarquer des choix proposés lors d’une élection.
Ainsi, le vote blanc n’est pas forcément neutre. Bien que non comptabilisé, il permet d’exprimer un besoin d’autre chose.
Ne pas voter, délibérément ou non est l’abstention. Nombreux Français ne vont pas voter pour différentes raisons. Certains ne sont pas inscrits sur les listes électorales, d’autres n’ont aucune envie de s’impliquer dans la vie politique ou bien ne se sentent pas représentés par les candidats et partis politiques.
Le vote nul consiste à mettre une réponse non valable dans l’enveloppe. Prenons l’exemple d’ajouter un candidat non inscrit, d’ajouter plusieurs bulletins, de dessiner, déchirer ou rayer les bulletins. Parfois volontaire ou involontaire, il est la plupart considéré comme une hostilité politique et beaucoup de mécontentement.
La gestion des électeurs non représentés
La grande question autour de ces votes est de les comptabiliser ou non. Le vote blanc est en constante évolution au fil des années. Les électeurs votent blanc en général pour les seconds tours des présidentielles (11,5% en 2017 et 8,7% en 2022).
Depuis 2014, les votes blancs sont décomptés séparément mais n’entrent pas en compte pour la détermination des suffrages exprimés.
De nombreux partis souhaitent intégrer le vote blanc, tels que Debout la France en 2012 ou bien La France Insoumise en 2016.
Les Français aussi, en créant une pétition en 2015 rassemblant 100 000 signatures, toujours active depuis, elle comptabilise 360 000 signatures.